HISTORIQUE DES PRIX DU PETROLE (en dollars par baril)



Mise à jour automatique tous les jours. (Prix en $US)



Prix nominaux d'une moyenne des prix du Brent FOB UK, du WTI FOB USA Gulf et du DUBAÏ FOB Dubaï de 1973 à 2005


Source : CNUCED, Bulletin mensuel des produits de base

Lien vers un site analyse prix du pétrole

Formation, Composition, chimie

Formation :
Le pétrole est issu de la décomposition de matières organiques végétales et animales qui se sont accumulées au fond des océans il y a des millions d'années (notamment lors du Silurien, du Jurassique et du Crétacé). Cette matière organique, collectée dans des endroits confinés (lagunes, deltas, ...) s'enfonce alors lentement à des profondeurs de plus en plus importantes.
Par l'effet de la chaleur interne (propre à la Terre) et de la pression environnante, ainsi que par la présence de bactéries et par l'absence de l'oxygène, l'ensemble des matières organiques en présence ont été lentement décomposées et transformées en gaz et en un liquide plus ou moins visqueux qui est le pétrole.
Selon la configuration du terrain, la variété des produits enfouis (matières végétales, animales, plancton, etc.) et d'autres paramètres, le pétrole ormé peut être plus ou moins soufré, plus ou moins léger ou contenir plus ou moins de sel.
Le pétrole léger, moyen ou lourd est le résultat de la décomposition d'organismes du carbonifère (micro-organismes, animaux et végétaux), pris au piège dans les sédiments. Il se forme d'abord en kérogène qui se transforme lui-même (suivant les différentes conditions environnementales) en pétrole, gaz ou charbon. Cette transformation n'a lieu qu'en milieu réducteur (cette condition est généralement liée à la pauvreté du milieu en oxygène), par un ensemble de réactions chimiques complexes dans des conditions de température et de pression élevées.

Composition
Le pétrole est un mélange d'hydrocarbures. Ces hydrocarbures se présentent sous forme de chaînes linéaires plus ou moins longues.
Il existe des centaines de bruts de par le monde. Certains servent comme étalon pour établir le prix moyen du pétrole en provenance d'une région donnée. Les bruts les plus connus sont l'Arabian Light (brut de référence du Moyen Orient), le Brent (brut de référence européen) et le West Texas Intermediate (WTI) (brut de référence américain).
Selon sa provenance et en général, le brut peut contenir du gaz dissous, de l'eau salée, du soufre et des produits sulfurés. Il a une composition trop complexe pour être décrite en détails. Il faut distinguer simplement 3 catégories de bruts :

les bruts à prédominance paraffiniques
les bruts à prédominance naphténiques
les bruts à prédominance aromatiques

Il faut signaler également qu'il existe des bruts aptes à faire du bitume, ce sont des bruts très lourds de type Boscan, Tia Juana, Bachaquero ou Safaniya et Kuwait.

Utilisations :
À l'heure actuelle, les grands secteurs d'utilisation des produits pétroliers sont (en pourcentage par ordre de grandeur décroissante) :
Transports 33%
Industrie 31%
Domestique et tertiaire 30%
Sidérurgie 3,2%
Agriculture 2,8%

Les principaux pays producteurs sont (par ordre décroissant de production en 2005, avec production en Mb/j incluant le brut, les liquides de gaz naturel et le pétrole non conventionnel, mais pas le gain de raffinage) :

Arabie saoudite 9,47
Russie 9,44
États-Unis 7,27
Iran 3,91
Mexique 3,76
Chine 3,63
Canada 3,03
Norvège 2,97
Venezuela 2,64
Koweït 2,51
Nigeria 2,5
Émirats arabes unis 2,5
Irak 2,0 (environ)
Brésil 1,7
Royaume-Uni 1,7
Libye 1,6

Sources http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9trole


Les principaux pays exportateurs sont (par ordre décroissant d'exportation en 2005) :

Arabie saoudite 7,38
Russie 6,64
Norvège 2,74
Iran 2,34
Koweït 2,18
Venezuela 2,12
Nigeria 2,09
Émirats arabes unis 2,09
Mexique 1,66
Libye 1,38

Source : Statistiques du gouvernement des États-Unis

En 2004, la consommation mondiale de pétrole a progressé de 3,4% (+15,8% pour la Chine !), ce qui est la plus forte augmentation depuis l'année 1978.

Pays consommateurs

En 2005, les principaux pays consommateurs sont, en Mbbls/j [7]:
États-Unis : 20,6
Chine : 7
Japon : 5,4
Russie : 2,8
Corée du Sud : 2,6
Allemagne : 2,6
Inde : 2,5
Canada : 2,2
Mexique : 2,0
France : 2,0


ALBUM PHOTOS

Chaque année 6 000 000 tonnes d'hydrocarbures sont déversées en mer

Exemple de dégazage en mer :
observation d'irisations dans le sillage du navire. Source Marine nationale.

Déballastage d'un navire au large :
traînée de plusieurs kilomètres contenant des hydrocarbures et déchets divers risquant de polluer le littoral par des arrivages sporadiques. Source Marine nationale.




Marée noire du Jessica du 16/01/01 (source Cedre).
Dégradation d'une plage « paradisiaque » des Îles Galapagos, Equateur..


Erruption du puits offshore Ixtoc 1, Golfe du Mexique (1979) 400 000 tonnes de pétrole déversées dans le Golfe du Mexique

le naufrage du Bohlen en 1976 en mer d’Iroise, sur la chaussée de l’île de Sein, a occasionné le déversement d’environ 6 500 tonnes de pétrole brut lourd, dit de Boscan, en provenance du Vénézuela.





Nom : Amoco Cadiz
Date : 16 mars 1978
Lieu : France
Zone de l'accident : côtes bretonnes
Nature du polluant : pétrole brut iranien
Quantité transportée : 234 000 tonnes
Quantité déversée : 220 000 tonnes
Type de navire : Pétrolier de 330 m de long
Date de construction : 1974
Pavillon : Liberia
Cause de l'accident : avarie

Naufrage de l'Amoco Cadiz
400 km de côtes bretonnes (France). Des centaines de volontaires mobilisés par des associations d'écologistes sont venus ramasser le goudron à la main et à la pelle. Les autorités disent avoir mis six mois pour faire pomper ou disperser le pétrole et nettoyer les côtes bretonnes. Mais en réalité les grands nettoyeurs ont été les vagues et des bactéries naturelles.



28 avril 1979 Gino, large de l'île d'Ouessant (France) 41 000 t



7 mars 1980 Tanio, large de la Bretagne (France) 8 000 t et 8 morts



29 mars 1981 Cavo Cambanos, large de la Corse (France) 18 000 t




Nom : Erika
Date : 12/12/1999
Lieu : France
Zone de l'accident : Golfe de Gascogne
Nature du polluant : Fuel lourd
Quantité transportée : 31 000 tonnes
Quantité déversée : entre 19 000 et 20 000 tonnes
Type de navire : Pétrolier
Date de construction : 1975
Pavillon : Maltais
Cause de l'accident : avarie
Le 12 décembre 1999, la tempête fait rage. Au large de Penmarc'h dans le Finistère l'Erika, pétrolier battant pavillon maltais coule. A son bord, 31 000 tonnes de fuel dont 20 000 qui tapisserons quelques jours plus tard 400 kilomètres de côtes, handicapant pour des mois tous ceux qui y travaillent, tuant au moins 150 000 oiseaux ...
7 ans après, le procès s'ouvre enfin sur des exigences : dénoncer la culpabilité de Total, sanctionner les différents responsables, mettre en évidence l'absence de réglementation suffisamment dissuasive ou contraignante et l'inadéquation du système OMI/FIPOL.
L'Erika est un pétrolier à simple coque de 185 mètres, d'une capacité de 37 000 tonnes. Construit au Japon en 1975, il avait donc 24 ans de mer en 99 et était déjà passé dans les mains de 8 propriétaires. En raison de son âge, il figurait donc sur la « liste noire » de la plupart des grands groupes pétroliers dont Total. Depuis 94, il appartenait à une société maltaise Tevere Shipping, elle-même filiale de deux sociétés libériennes toutes deux représentées par le même homme Giuseppe Savarese et naviguait sous pavillon maltais. La société Rina a délivré les certificats nécessaires à la navigation alors qu'il ne pouvait ignorer l'état du délabrement de ce pétrolier. Total a d'ailleurs payé une toute petite somme pour l'affrètement de ce navire poubelle soit 7200 dollars par jour une somme dérisoire comparée au prix habituel. Lors du naufrage, il était chargé de Fuel 2, un résidu de raffinage dangereux. Selon une étude scientifique de l'Agro Toulouse, ce fuel présente des risques cancérigènes pour l'homme.


Pollution de l'Erika sur le littoral Atlantique (44) (source Cedre).
Arrivages d'hydrocarbures sur les plages.
Naufrage de l'Erika, France (1999)

400 km de côtes du Finistère à la Charente-Maritime sont souillés. On estime le nombre d'oiseaux morts entre 150 000 et 300 000. Dix fois plus que pour le naufrage de l'Amoco Cadiz. Dont 80 % des guillemots de Troïl.
Le poids des déchets est estimé à 250 000 tonnes.
La cargaison officielle est du fioul lourd n° 2 composé d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), réputés cancérigènes. Si on estime une teneur en HAP de 0,05 %, sur 20 000 tonnes de fioul à la mer, c'est 10 tonnes de produits cancérigènes qui se sont retrouvés dans l'océan.


Guillemot de Troïl mazouté par la pollution de l'Erika, (source Vincent Munier/LPO)

Exemple type de dommage à une espèce protégée.

Atteinte à la flore littorale (Source Cedre) :
lilas de mer et Armérie en haut de falaise ayant subi des projections d'hydrocarbures de l’Erika, au Pouliguen (56).

Le coût estimé du naufrage est de :
230 millions d'euros réclamés par les victimes
144 millions dépensés par l'État français (qu'il réclamera quand les victimes auront été indemnisés)
180 millions pour le pompage, payé par Total-Fina-Elf qui a promis, s'il demande le remboursement, de se placer en dernier de la liste



Nom : Prestige
Date : 13/11/2002
Lieu : Espagne / France
Produit transporté :fuel lourd
Quantité transportée : 77 000 tonnes
Quantité déversée : 64 000 tonnes
Date de construction : 1976
Type de navire : pétrolier
Cause de l'accident : avarie


Le Prestige en perdition. Source BSAM/Douanes françaises

Le Prestige :
Porto Ardileiro, Galice, Espagne, 2/12/02. Source Cedre/FL

Les dégâts sont considérables. La côte de Galice est fortement touchée, du pétrole a atteint l'Aquitaine (Arcachon), la Vendée et le sud de la Bretagne. Les pêcheurs, mareyeurs et cueuilleurs galiciens sont sans travail. Des dizaines de kilomètres de côtes sont souillées. Le fioul lourd est du même type que celui de l'Erika, moins toxique à court terme que l'essence ou le gasoil, mais dangereux à long terme par la diffusion lente de ses composés, toxiques et cancérigènes.


Le coût va être très élevé (estimé à 1 milliard d'euros par l'Espagne). D'autant que la situation du navire laisse présager que la pollution va durer longtemps (opération de réparation et pompage très délicats vu la profondeur soit 3 500 mètres de fond).



Nom : Happy Bride
Date : 4/01/2006
Lieu : France
Zone de l'accident : Donges, estuaire de la Loire
Nature du polluant : fuel lourd de soute
Type de navire : butanier
Pavillon : Ile de Man
Cause de l'accident : collision

Happy Bride le 04/01/06 France, fuel lourd de soute 60m3, cause de l'accident : collision

Happy Bride le 04/01/06 France, fuel lourd de soute 60m3, ramassage manuel sur enrochement et roselière.

Happy Bride le 04/01/06 France, fuel lourd de soute 60m3, barrage


Les cas les plus connus sont les naufrages de grands pétroliers, comme le Torrey Canyon (120 000 t de pétrole dans la Manche en 1967, au large des côtes anglaises de Cornouailles), l'Amoco Cadiz (220 000 t en 1978 près de Portsall, dans le nord du Finistère, qui pollua 300 km de côtes) et l'Exxon Valdez (40 000 t dans le nord du Pacifique en mars 1989, au large des côtes de l'Alaska). Le record en matière de marées noires est dû à la collision de deux pétroliers au large de Trinidad en 1979, l'Aegean Captain et l'Atlantic Empress, qui déversèrent 270 000 t de pétrole dans la mer des Antilles.
Toutefois, seuls 10% du pétrole rejeté en mer provient d'échouages et de collisions. Les autres sources de pollution sont les retombées atmosphériques, les fuites naturelles de pétrole à travers le fond océanique, les déjections urbaines et fluviales, les émanations des raffineries, des oléoducs et des autres industries pétrolières (par exemple le déversement volontaire de 460 000 t de pétrole dans le Golfe Persique en 1991, pendant la guerre du Golfe). À cette liste s'ajoutent les fuites sous-marines lors de la production pétrolière offshore (comme celles du gisement pétrolifère de Nowruz dans le golfe Persique en 1983, évaluées à 540 000 t) et finalement les opérations de vidange réalisées par les pétroliers en mer, qui représentent à elles seules 22% de la pollution pétrolière.
Principal agent de pollution, ces vidanges frauduleuses proviennent du lavage des réservoirs en mer et du déversement d'eau de ballast polluée avant leur remplissage.